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 [Tome II] Neldarei, la vie d'une morte.

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Daft
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MessageSujet: [Tome II] Neldarei, la vie d'une morte.   Mer 1 Déc - 21:05

Voici le tome II. Je refait comme l'autre, un chapitre par posts.

Chapitre I : La vie... La mort... L'éternité...

C'était un nouveau vide, une impression étrange. J'hurlais en mon intérieur des mots que j'entendais mal, des cris résonnaient et se répétaient sans cesses d'une voix familière, la mienne. Je me voyais marcher vers un endroit inconnu, je ne voyais ni les parois et ni le fond de cette sorte de long couloir sans fin. Cette ombre me faisait peur. Ne pas savoir où aller, marcher sans le savoir, mais surtout, marcher sans le vouloir. Je n'étais pas consciente de mes mouvements, je me voyais marcher dans un long couloir d'ombre avec comme seule force ma pensée. Les cris devenaient plus forts et mes hurlements de douleur et de terreur étaient de plus en plus flous, comme si j'approchais de l'autre côté de ce tunnel sombre en laissant derrière moi un passé que je ne reverrais sans doutes jamais.

Je me vis soudain changer. Ma peau se noircit, devenant plus sombre qu'elle ne l'était avant, et mes yeux devinrent vide et froid, proposant à la place de mon regard chaleureux et joyeux un regard insoutenable et chaotique. Je me voyais devenir quelque chose d'inanimée, quelque chose de faible et de courbée... Quelque chose de morte.
Malgré ce changement soudain et ce manque de vie, je continuais de marcher vers mon but inconnu.
Des questions se posaient dans mon esprit, s'entassant au fur et à mesure dans ma tête en attente de réponses que je ne pouvais connaître. Où êtes-je ? Que faisais-je ? Que m'arrivait-il ? Tant de questions dans une si petite tête déjà vidée au par-avant et très vite remplie de nouveau par la suite.
Soudainement, mon esprit remonta ma mémoire. Je me voyais à terre, entrain de me tordre de douleur, mon bras brillant de lumière. C'était la marque qui me provoquait encore une douleur insupportable. Cependant, cette fois-ci la douleur ne semblait pas se calmer et je me voyais au sol entrain de bouger dans tous les sens tel un vers de terre. J'hurlais, la douleur devait sans doutes être très puissante pour me faire crier autant. Je voyais la lumière briller de plus en plus, éblouissant les environs en plus du soleil des Tarides. J'avais envie de pleurer en me voyant me tordre de cette manière au sol, mais mon corps qui marchait toujours vers l'inconnu ne semblait pas du même avis que moi. Soudain, la lumière s'arrêta net et je me vis m'étendre tous les muscles d'un coup en m'étalant lourdement par terre. Je ne bougeais plus, restant inerte au sol les yeux clos.
Une grande envie de pleurer me pris soudain mais mon corps avait toujours le même regard vide fixé droit devant lui regardant le néant, tout en marchant bêtement vers l'ombre infinie. Les cris étaient maintenant parfaitement clair, seuls les mots que j'hurlais n'étaient plus que perçus par un simple vrombissement. Tout était devenu clair dans ma tête. J'étais morte et je marchais indéfiniment droit devant moi. C'est donc ça lorsqu'on est mort ? Notre corps marche sans que nous puissions interagir avec et notre esprit regarde cette scène jusqu'à qu'il comprenne qu'il faille mieux ne rien faire que d'essayer de comprendre.
Autant donc laisser faire cette marche à mon corps, si c'est cela le repos éternel j'aurai préférée avoir le choix.

Je ne pensais plus à rien, laissant la Draeneï que je suis marcher seule dans ce long tunnel d'ombre. Je vis soudain une sorte de lueur bleue apparaître au loin dans la pénombre. M'étais-je trompée ? Y avait-il quelque chose après la mort ? Était-ce juste un test pour savoir si je tenais à ma vie ? A nouveau une montagne de questions emplissaient ma tête. Plus la lueur approchait et plus mon corps se recouvrait d'un manteau d'ombres, ne laissant paraître qu'une fine couleur bleue au niveau des yeux.
L'ombre s'enlevait lentement en faisant comme un voile de tissu qui tombais au sol. Je n'étais plus du tout la même. Une capuche sombre recouvrait ma tête, se qui rendait mon regard encore plus chaotique qu'avant et me donnait un air déterminée. J'étais toute vêtue d'habits aux couleurs sombre et aux motifs représentant la mort. Ces vêtements me rappelaient des personnes que j'avais vue lors de mon aventure en tant que vivante, me donnant soudain une nouvelle peur... Celle de bientôt être comme eux.

Une nouvelle envie de pleurer me pris, mais je voyais encore que mon corps refusait de répondre à tous commandements de ma part. Quelque chose d'étrange semblait se passer... Mon esprit était entrain de se rapprocher de mon corps. J'approchais de ce nouveau moi en pénétrant d'un coup en moi. J'arrivais maintenant à contrôler certains mouvements, comme bouger la tête pour regarder mes jambes marcher. Je n'avais plus l'impression de respirer, mais je faisais le mouvement de gonflement de ma poitrine comme un certain reflex. Les cris se remplacèrent maintenant par des paroles incompréhensibles et répétitives. La lueur bleue qu'on apercevait dans l'ombre grandit soudain, m'éblouissant par sa puissance. Je ne pouvais reculer, mon corps marchait toujours.

J'ouvris les yeux. J'étais allonger sur un autel et une personne se tenait debout à côté de moi. Je me relevai et me mise assise regardant mes mains.

- Te revoilà parmi le monde des vivants, me dit-il avec une petite ironie dans sa voix. La marque que tu avais sur ton bras nous a menée vers toi.

J'enlevai mon gants gauche. Une longue marque de brûlure était visible sur tout l'avant-bras, mais la marque n'était plus là. Elle avait dut disparaître une fois son travail accomplit, me tuer.

- Tu es désormais plus forte qu'avant, reprit-il. Ton nouvel équipement t'attend, va donc le chercher.

Il m'indiqua un endroit éloigné où se trouvait une grande enclume noire. Je ne pouvais le décrire, il portait un masque noir qui lui cachait tout le visage et ne laissait apparaître que des yeux bleus vides, comme les miens. Je descendis de l'autel et partie vers l'endroit qu'il m'avait indiqué.
Mes plus grandes peurs étaient maintenant résolues, je faisais partie de ceux que l'ont appelaient "Les chevaliers de la mort".
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Daft
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MessageSujet: Re: [Tome II] Neldarei, la vie d'une morte.   Mer 1 Déc - 21:05

Chapitre II : Un nouveau départ.

J'approchais de l'enclume, quelqu'un était entrain de forger quelque chose dessus. Je regardai par terre, apercevant des morceaux de métaux m'étant familiers, des morceaux de ma hache. Que faisait-il avec ? Il se tourna d'un coup vers moi.

- Ton armure est en tas derrière toi, me lança-t-il violemment.

Son regard était différent, il n'était pas bleu mais rouge sang, on percevait de la haine et de la violence brute en lui. Je n'aimerai pas me retrouver sous ses coups de marteau.
Je me retournai et regardai le tas d'équipements d'un métal que je ne connaissais pas. Je pris une épaulière et l'homme se retourna de nouveau vers moi.

- T'attends quoi pour te changer ? Si tu veux pas être regardée tu ferai mieux de te dépêcher avant que je finisse ta hache.

Je ne dit rien et commençai à enlever se que j'avais sur le corps. L'armure était parfaitement à ma taille. Elle n'était ni trop petite, ni trop grande, me permettant n'importe quels mouvements. Je regardais le casque, il avait deux cornes qui partaient en avant, me rappelant mon ancien casque, mais avec celui-ci personne n'allaient me reconnaître vu que tout mon visage était caché. Je le mis et ressentie en moi une grande force. Je ne c'est pas si c'était juste une impression ou bien de la vraie force, mais cela me réconfortait de la situation dans laquelle je me trouvais.
L'homme se retourna de nouveau avec une hache dans les mains qui était recouverte de motifs dont je ne comprenais pas la signification.

- Voilà. Tu la reconnais sans doutes, c'est ton ancienne hache que j'ai un peu changée, me dit-il.
- Que signifie les motifs sur la lame ? Répondis-je.


Il se mit à rire, se qui provoquait un petit écho dans cette immense pièce vide malgré le voile qu'il portait. Ce rire qui m'aurait fait trembler il y a quelques temps ne me fit rien cette fois-ci.

- Ce sont des runes, tu tiens maintenant ta puissance de celles-ci. Essaye donc sur ce vulgaire mannequin.


Il m'indiqua un nouvel endroit éloigné. Cette salle est très grande, mais ne contient que très peu de choses. Je pris ma hache, en sentant comme un lien se former instantanément entre elle et moi, et je partie l'essayer là où m'avait dit cet homme étrange.
Arrivée en face du mannequin, je me positionnai comme me l'avait appris mon maître et commençai par un coup diagonal qui remontait. Ma surprise fut très grande, je n'avais pas donnée une grande force dans mon coup, mais le bras du mannequin volât. Je compris se qu'il voulait dire maintenant, avec cette lame ma force semblait décuplée. Ou alors c'était simplement le mannequin qui était de mauvaise qualité.
Une autre personne vint me voir, une voix féminine cette fois. Elle me dit de la suivre, se que je fis sans discuter.
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MessageSujet: Re: [Tome II] Neldarei, la vie d'une morte.   Mer 1 Déc - 21:06

Chapitre III : Le partage d'une éternité.

Elle me guida vers un autre endroit de cette pièce géante où un cheval attaché et quelques peu paniqué se trouvait. C'était Eltra, ma fidèle jument qui me servait de monture avant ma mort. La femme me dit :

- On m'a dit que ce cheval était le tiens. Je peux te l'asservir, car, tu peux le voir il n'est plus très amical envers toi. Tout se que tu dois faire c'est de le tuer de ta hache.

Je regardais Eltra dans les yeux, voyant son regard s'emplir de peur. Elle bougeait dans tous les sens en poussant de long hennissements de détresse. Cet acte que j'allais faire était peut-être cruel, mais je ne voulais pas la voir seule après tous les moments passés ensemble.
Je pris donc ma hache et d'un geste déterminé j'ouvris la gorge de Eltra, faisant sortir son sang.
Elle gisait maintenant au sol, la personne qui m'accompagnait me dit :

- Maintenant qu'elle est vidée de son sang, je peux la faire revivre.

Elle prononça des paroles incompréhensibles tout en incantant un sort entre ses mains. Cela dura bien quelques minutes, puis un rayon violet parti en direction d'Eltra, l'entourant d'une aura d'ombre. Ses sabots se craquelèrent et explosèrent soudainement, laissant jaillir une aura bleu qui remontait le long des jambes. Sa robe devenait plus sombre qu'avant et une aura bleu sortait de ses paupières mi-closes. Elle se releva doucement, toujours avec l'aura d'ombre autour d'elle puis poussa un hennissements qui raisonna dans toute la salle.
La nécromancienne fit un balancement de bras et m'envoya un léger rayon qui se stoppa une fois qu'il entra en moi. Puis, elle baissa les bras et les releva rapidement, pointant le plafond, une explosion de magie se produit autour d'Eltra.

- Elle est à toi maintenant, dit-elle en se retournant avant de s'éclipser.

J'approchai ma main et touchai la peau de ma jument retrouvée.
Plus jamais nous ne seront séparés.
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MessageSujet: Re: [Tome II] Neldarei, la vie d'une morte.   Mer 1 Déc - 21:06

Whaaa je suis fan... je me langui trop la suite
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Daft
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MessageSujet: Re: [Tome II] Neldarei, la vie d'une morte.   Mer 1 Déc - 21:07

Chapitre IV : Une nouvelle vie d'apprentissage.

Me voilà de retour à Cabestan. Je marche sans savoir où aller, en regardant du coin de l'œil les personnes que je croise. Ils ont peur... Cette crainte se lit dans leurs yeux. Cette même crainte est visible en dehors de leur regard, certains tremblent, d'autres accélèrent le pas. Je croise des visages qui me sont familier, mais eux ne savent pas qui je suis. Personnes ne semble se douter que j'étais la Draeneï allongée dans son sang devant la taverne... Personnes ne se doutes que ma mort eu lieu ici, devant leurs yeux grand ouvert, pleins de vie et de rêves... La vie, les rêves... Ces choses je les ai connues, mais une impression de lointain se fixe dans ma tête à la pensée de ces mots. Même si ma vie ne semble pas finie, cette nouvelle chance ne signifie en rien une vie. Je suis maintenant devenue une personne froide, dont en ressort la peur et la mort.
Je m'approche de la mer, m'appuyant sur la barrière en face de moi. Cette mer je l'ai regardée tellement de fois, assise sur un poteau à la Baie-du-Butin, je laissais le temps passer en ne me doutant pas qu'un jour le temps s'accélèrerait... Les vagues sont calmes, l'écume donne un aspect de brume sur un sable jaunît par le soleil, les vivants allaient pouvoir profiter d'une grande journée ensoleillée. Pour moi, ces journées sont comme mes nuits... Longues. Inutile de dormir, inutile de manger, inutile de boire... Je suis devenue une bête infatigable. Je respire sans en avoir le besoin, le reflex gardé de ma vie... Comment appeler cette vie qui n'est ni plus ni moins qu'une mort ? La non-vie me semble être un mot trop souvent utilisé, la non-mort rend l'aspect chaotique...
Le vue de cette mer me dégoute presque... Ce mouvement lent et continu des vagues me rappellent tout ce que je laisse derrière moi... Avancer nous fait reculer, nous permettant d'aller toujours plus loin, mais en laissant derrière nous des traces ineffaçable...

Je continue ma longue marche hasardeuse à travers cette ville portuaire gobeline. Les personnes ont toujours les mêmes habitudes en me croisant, les hommes essaye de ne rien montrer à part la peur dans leur regard, les femmes tremblent, les enfants se cachent et les plus petits pleurs... Leurs réactions ne me provoque rien de l'extérieur, mais me font souffrir de l'intérieur... Je me sens comparée à un démon... C'est une vie de souffrance, rien d'autre.
Je m'arrête soudain. Un humain me regarde en restant fixe. Lui aussi semble comme moi, j'espère qu'il ne fait pas parti de ceux qui m'ont ôtés ma vie. Il s'avance d'un pas non menaçant vers moi. Soit ne veut-il pas faire de conflit dans la ville, soit va-t-il essayer de m'avoir par surprise en dégainant son arme avec rapidité.

- Comment trouvez-vous votre nouvelle vie ? Me dit-il sans aucunes menaces dans sa voix.
- Longue... Répondis-je avec un ton plat.
- Je me nomme Galmesh Delafa'Yette, j'étais là quand ils vous ont relevé.
- Vous faites parti de ceux qui m'ont tué ?
- Je ne suis pas directement des leurs, je suis juste comme eux, comme vous.


Je ne répondais rien, n'ayant toujours pas réussie à me mettre en tête que je n'étais et ne serai plus comme avant.

- Je ressens votre aura qui tourne autour de vous, reprit-il. Une aura froide, capable de geler n'importe quoi si elle est utilisée par une personne sachant la contrôler.
- Une aura ? C'est elle qui produit les réactions chez les personnes que je croise ?
- Je ne pense pas, ils ressentent surtout de la peur, votre aura n'est pas assez puissante. Je suis moi même un chevalier du givre, et je peux vous dire qu'une fois votre aura contrôlée, les possibilités de s'en servir sont infinie.
- Apprenez-moi, dis-je instinctivement.
- Essayez tout d'abord de contrôler votre aura, faites la circuler dans votre corps. Une fois que vous arriverez à faire ceci, revenez me voir.
- Merci.


Il s'inclina devant moi mais n'eut comme réponse de ma part qu'un simple salut militaire fait rapidement. Même si mon corps ne semblait pas le montrer, j'étais heureuse. J'avais un nouveau maître, un nouvel apprentissage allait commencer.

Je me remise à marcher mais aperçue une affiche sur un poteau qui me força à m'arrêter pour lire se qui était écris. C'était une affiche de recrutement. Il y avait dessus une photo de deux gnomes se tenant fièrement devant une machine énorme ressemblant à une panthère. Mihert était à droite, clé plate en main, ses lunettes d'ingénieur relevées et quelques traces d'huile sur son pantalon de travail. A côté de lui se tenait un autre gnome ingénieur dont j'avais eu la chance de voir de temps en temps avant mon heure.

" Le Métal Hurlant est près à accueillir de nouvelles têtes, ingénieurs ou futurs ingénieurs tout le monde est accepté. Des cours seront fait pour vous permettre d'apprendre ce beau métier qu'est l'ingénierie. Nous vous attendrons toutes les fins d'après-midi à une table dans la taverne pour un recrutement simple mais efficace. "

L'affiche était signée des noms des deux gnomes. Mihert Sang-d'acier et Dayle Bras-d'acier.
L'envie de revoir Mihert était devenue l'une de mes priorités. Sans doutes informé de ma mort par je ne sais quel moyen ou alors par le simple fait de ne plus me voir, je me devais de lui dire...
Je me rendais dans la taverne et aperçue Mihert accompagné de ce certain Dayle qui était sur la photo. Ils étaient entrain d'interroger quelqu'un, j'allais devoir attendre.
Les questions que posaient Mihert et Dayle à l'autre gnome en face d'eux me faisaient moi aussi me poser pleins de questions. L'ingénierie est un métier passionnant, mais complexe. De nombreuses possibilités sont ouvertes à ceux qui savent inventer et créer, permettant de faire tout et n'importe quoi. Ces réflexions me rappelaient les machines que Mihert avait inventées, mais qu'il avait malheureusement perdues. Un nombre incalculable de machines inutiles était inscrit à jamais dans l'histoire et la petite tête de ce grand gnome. J'avais maintenant envie de revoir Mihert, mais aussi l'envie de faire se que je n'avais jamais faite durant ma vie, devenir ingénieure.

- C'est à vous Draeneï, dit Dayle en me regardant.

Je posai ma hache à côté de moi et m'assis sur la chaise en face des deux gnomes, séparée d'eux par une table et deux verres.

- Bien... Nom et prénoms je vous pris, reprit-il.
- Ceci n'a pas d'importances pour le moment, répondis-je d'un ton froid.


Dayle allait dire quelque chose, mais Mihert lui en empêcha d'un signe de main. Il semblait plus calme qu'avant, une lueur différente était dans son regard lui donnant un air plus sérieux. Il n'avait plus le même petit sourire moqueur qu'il portait toujours, ses lèvres représentaient maintenant la neutralité la plus totale.

- Qu'est ce que pour vous l'ingénierie ? Reprit Mihert.
- Chercher, inventer, créer, innover, répondis-je sur le même ton plat et froid.
- Dans quel domaine souhaitez-vous être spécialisée ?
- Les explosifs.


Ma réponse fut instinctive, comme un reflex que je ne connaissais pas encore. Je ne sais pas si elle était dut au fait que les meilleurs souvenirs que je retenais de Mihert étaient ses explosifs ou si l'envie me poussait à me spécialiser dans ce domaine.
Mihert me tendit une feuille à remplir. C'était le contrat pour pouvoir entrer dans le groupe d'ingénierie du " Métal Hurlant ".

- Vous souhaitez toujours connaître mon nom ?

Les gnomes me répondirent d'un oui de la tête. Je pris mon casque avec mes deux mains, y déposant lentement mes doigts un à un sur cette plaque qui recouvrait mon crâne et l'enlevai toujours dans le même geste lent mais déterminé. Je le mis sur mes genoux et relevai la tête en direction de Mihert, le regardant avec un visage froid dépourvu de toutes émotions et un regard ne montrant plus aucuns sentiments et ne pouvant laisser percevoir se qui se trouvait dans mon âme.

- Content de te revoir Neldarei, me dit Mihert dans un franc sourire.

Je signais leur contrat et Dayle me tendit un livre assez épais. C'était un manuel d'ingénierie, dedans se trouvait différents plans et beaucoup d'explications sur certaines techniques, mais principalement, il y avait dedans tous les cours pour que chacun puisse apprendre à son rythme.
Je me levai, laissant la place à ceux qui attendaient pour se faire recruter et partie m'assoir sur un banc au fond de la taverne. C'était un endroit sombre, isolé et plutôt calme pour un coin de taverne, le genre d'endroit que j'appréciais de plus en plus, n'étant pas obligée de supporter les regards effrayés des inconnus que je croisais. J'ouvris le livre et commençai à lire le premier cours.

Il s'agissait de l'une des bases principale de l'ingénierie. Lire et comprendre un dessin technique.
Le livre nous apprenait à différencier les vues, la vue de droite qui est à gauche de la vue de face, la vue de gauche qui est à droite, la vue du dessus qui est en dessous et la vue du dessous qui est dessus. Il nous apprenait aussi à dessiner les vues en utilisant la projection orthogonale, qui constituait à ne représenter que se que l'on voyait en plaçant son regard en angle droit par rapport à la vue que l'on voulait dessiner.
Après plusieurs petites notion importantes tels que " Comment centrer son dessin technique ? " ou bien " Rédiger une nomenclature. ", le livre approchait vers des notions de bases plus complexe.
C'était un cours de mécanique sur la modélisation des liaisons et des actions mécaniques. Plusieurs définitions étaient présentent, notamment celle d'un solide, qui n'est ni plus ni moins qu'une quantité de matière qui possède une masse et un volume constant. Quelques choses de plus techniques que de simples définitions étaient présentent, comme les six degrés de liberté que possède un solide dans l'espace, dont trois translations et trois rotations, ou bien les différents types de contact obtenus grâce aux procédés d'usinage qui génèrent trois types de surfaces élémentaires, un plan, un cylindre et une sphère. Dans la théorie, il y a trois types de contact. Le contact ponctuel obtenu soit par un cône sur un plan, ou bien une sphère sur un plan, le contact linéique obtenu par une sphère dans un cylindre qui forme une ligne circulaire ou un cylindre sur un plan qui forme une ligne rectiligne, et le contact surfacique obtenu par un cylindre dans un cylindre, un plan sur un plan et une sphère dans une sphère.
Ce langage technique parfois peu intéressant et très compliqué me donne cette fois-ci l'envie de continuer à lire le manuel. Ne voyant pas le temps passer, mais n'ayant rien d'autre à faire, je continuais de m'instruire en dévorant ce livre. Soudain, Mihert vint me tapoter sur l'épaule pour me dire que mon premier cours d'ingénierie aurait lieu demain devant l'atelier qui se situe à l'extérieur de la ville, non loin du restaurant.

- Instruis-toi bien, rajouta-t-il dans un sourire montrant une certaine fierté.

Je lui dit merci d'un signe de main, et me replongeais dans le livre.

Les heures passaient, il était très tard. Le dirigeant de la taverne vint difficilement et tout en tremblant vers moi pour me demander de partir ou bien de louer une chambre pour pouvoir rester. La deuxième solution était pour moi la meilleure. Je n'avais plus le besoin de dormir, mais il me fallait de la lumière pour continuer d'apprendre. Je sortie ma bourse pour lui donner le prix de cette première nuit et partie en direction de mon lit. Cet argent était sale... La façon dont je l'avais obtenue ne me plaisait pas... Certains passants me jetaient des pièces tout en me suppliant de les épargner... J'avais beau essayer de leurs rendre, ils partaient rapidement en courant lorsque je m'approchais.
A la lueur d'une bougie sur la petite table à côté de mon lit, je continuais de lire ce recueil de connaissances, en prenant le temps de bien relire tous les passages qui étaient pour moi très important.

- Draeneï... Il... Il faudrait éteindre votre bougie s'il vous plait...

C'était à nouveau le dirigeant. Dans son but d'économies de bougies, il demandait à tous ses clients d'éteindre les lumières lorsque le clocher sonnait douze coups. Sans rien dire j'exécutai ses désirs et éteignais ma bougie avec les doigts.
Me voilà maintenant seule face à l'ombre de la nuit... L'insomnie pure des morts relevés est en moi... Cette nuit sera très longue...

Je repense à ma journée. Ma marche lente et hasardeuse dans une ville où j'inspire la peur, les vendeurs qui cessent de crier leurs offres lorsque je passe devant leurs échoppes, et ma rencontre avec cet autre chevalier... Galmesh... Tout se qu'il m'a dit me laisse à penser que j'ai un nouveau grand pouvoir en moi et que j'ai dans l'obligation de savoir m'en servir. Mais avant de connaître comment utiliser mes pouvoirs, il faut que je contrôle cette aura qui est en moi.
Ressentir... Il faut que je la ressente circuler partout dans mon corps pour pouvoir ensuite la contrôler comme je veux...
Je fermai mes yeux en me concentrant sur mon intérieur. J'essayais de visualiser se qui se passait. La tête relevée, les dents serrées, les yeux fermés, le dos tendu, les doigts écartés, je me concentrais sur cet objectif invisible, mon aura. Mon corps tremblait tellement j'essayais d'atteindre se qui se trouvait au plus profond de mon être. Je voulais remonter au sources de cette magie que l'on m'a offerte pour le meilleur mais pour le pire.
Je cherchais de partout en moi, je voulais apercevoir cette aura une bonne fois pour toute, savoir où elle se trouve pour pouvoir au mieux la contrôler. J'étais toujours assise sur mon lit, m'étendant de plus en plus dans un bruit de claquement métallique dut aux tremblements qui faisaient s'entre-choquer mes plaques d'épaules avec l'armure qui recouvrait mon torse.

" Je ressens votre aura qui tourne autour de vous... "

Cette phrase... Le chevalier l'a prononcée tout à l'heure... Je cherche définitivement trop loin !
D'un coup, tous mes muscles se relâchèrent, arrêtant mes tremblements. La tête baissée, les yeux fermés, les poings fermés, j'essayais de faire ressortir mon esprit de mon corps. Une impression de flottement soulevait mon esprit lentement à l'extérieur de mon corps.
Elle est là... Je l'aperçois enfin... L'image de la Draeneï assise dans un lit avec un étrange voile blanc tournant autour d'elle est maintenant encrée dans ma tête. C'est ici que je la trouverai... Aura, je te contrôlerai.
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Daft
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MessageSujet: Re: [Tome II] Neldarei, la vie d'une morte.   Mer 1 Déc - 21:07

Chapitre V : Les premiers pas.

J'attendais devant la porte de l'atelier du Métal Hurlant. C'était un bâtiment immense fait entièrement de plaques de métal, il y avait deux portes. L'une d'elle semblait être l'entrée à la salle principale, où se tiendrait peut-être le cours, l'autre était gigantesque, prenant une grande partie de l'atelier, cela devait-être derrière cette porte qu'était caché leur machine ressemblant à une panthère.
J'avais passée ma nuit entière a essayer de contrôler mon aura, sans aucunes réussites, et toute ma matinée à lire le manuel d'ingénierie, apprenant très vite sur cette grande passion des machines. Je me demandais bien ce qu'allait m'apporter ce cours... J'étais arrivée assez loin dans le livre, je connaissais par cœur toutes les liaisons et savais les reconnaître au premier coup d'œil, mais je venais aussi de commencer à apprendre l'automatisation des machines en leur donnant une intelligence artificielle. Impatiente de voir à quoi allait ressembler ce cours je faisais les cent pas devant la porte.

Un nain arriva. Il s'arrêta net en s'approchant de moi, comme pétrifié. Il avait peur... Son visage était crispé par le simple fait de ma présence... Il était inutile d'essayer d'aller lui parler, il risquait de s'enfuir en courant et de louper le cours d'ingénierie. Il n'était pas là pour rien, aucunes personnes ne passent devant l'atelier à part ceux qui ont quelque chose à y faire. Ce nain est donc un apprenti ingénieur, comme moi.

La porte de l'atelier s'ouvrit, Dayle en sorti souriant.

- Bonjour vous deux, dit-il au nain et moi. Entrez, le cours va commencer.

Le nain eu un spasme qui lui fit reprendre connaissance et se secoua la tête. Il semblait enfin comprendre que je n'étais pas mauvaise. Adressant un bonjour froid à Dayle et au nain, j'entrai d'un pas décidé dans l'atelier. La salle était assez grande, une vitre la séparait du garage où se trouvait la célèbre machine de Dayle et Mihert. Des consoles permettant peut-être le contrôle des pinces se trouvant à proximité de la machine étaient présentent près de la vitre et semblaient être coupées pour ne pas fonctionner. Dayle se mis en face de celles-ci, regardant la panthère robotique les yeux grand ouvert.

- Le Métal Hurlant... Belle bête non ? Des mois de recherches et de fabrications pour arriver à créer ce bijou... Mais nous ne sommes pas là pour ça. Les cours auxquels vous allez assister seront des travaux pratiques. Ayant déjà de très bons manuels entre vos mains, nous ne pouvons faire mieux à part vous expliquer ce que vous n'avez pas compris et surtout vous faire travailler sur du concret.

Dayle parti ouvrir une sorte d'armoire mécanique et en sorti deux seaux remplis de pièces mécaniques avec dedans un dessin technique. Il nous expliqua ensuite que notre premier travail était de faire cette araignée mécanique qui était présente en pièces détachées, de pouvoir faire en sorte qu'elle marche et qu'elle puisse tirer des billes avec le lanceur qui sera sur son dos. Il nous fit ensuite nous assoir chacun dans un coin et donna le départ de nos travaux de création.

Je regardai bien attentivement le dessin technique, repérant toutes les liaisons à faire et tous les branchements électrique et pneumatique à ne surtout pas oublier pour permettre le mouvement.
Le corps était déjà assemblé avec le moteur dedans et les fils qui ressortaient à l'emplacement des huit pattes. Je commençais à assembler les sortes d'avant-bras aux bras des pattes de l'araignée, vissant avec délicatesse ces pièces minuscules mais très importantes. L'ingéniosité de ces pattes était banale mais bien pensée, des ressorts placés sur les avant-bras faisaient office de suspension pour copier la souplesse de l'araignée, et des vérins dans les bras procédaient aux mouvements d'appuis et de pulsations pour faire avancer la machine. Je raccordai maintenant les câbles pneumatique et les fils électrique à leurs bons emplacement pour permettre à ma bestiole d'avancer et je vissai les pattes au corps de l'araignée, en faisant attention de ne rien laisser dépasser pour ne pas endommager quelque chose d'important. Le lanceur de billes en mains, je le positionnais sur l'emplacement prévu sur le dos en raccordant le matériel électrique nécessaire au fonctionnement de celui-ci. Puis je finissais mon travail en le vissant avec quatre petites vis. Intérieurement fière de moi je tournais mon visage mort vers Dayle en lui annonçant la fin de mes travaux. Il me répondit de patienter pour que le nain finisse lui aussi et qu'ensuite nous procéderons à une course entre les deux araignées pour déterminer le plus fort des ingénieurs.

Je sortie mon grimoire sur l'ingénierie et continuais sa lecture, ne voulant pas perdre une seule occasion pour en apprendre de plus en plus. Tout en lisant je repensais à mon ancienne vie... Avec la peur de la mort qui me possédait, et donc un frein qui se formait à toutes mes activités. J'étais gladiatrice, avais fait quelques combats d'arène à Hurlevent, mais avais toujours refusée le combat à mort me cachant derrière l'excuse du manque d'honneur de cet acte de barbarie. Mais la strict vérité était ma peur de la mort... Maintenant, j'ai vu à quoi la mort ressemblait... Cet aspect de la vie que nous craignons tous plus ou moins est indescriptible et est si ça se trouve différent pour chacun de nous. Mais la chose qui est sûr, c'est que c'est un monde rempli de vide et de solitude... Le fait que j'ai étais relevée n'étais pas un réel fardeau. Si ils m'ont choisie c'est qu'il doit y avoir une raison, à moi maintenant de découvrir cette raison et de profiter de cette nouvelle vie très différente de mon ancienne pour faire tout ce que je n'ai pas voulue faire. Dayle m'interrompit dans mes pensées. Il était temps de passer à la course entre les deux bolides.

Dayle nous tendit une télécommande à chacun, plaça nos araignées mécanique à la ligne de départ et y déposa sept billes dans le réservoir de chaque machines.

- Vous êtes prêt ? Dit-il sur un ton encourageant. C'est parti !

Je mis mon araignée en marche, le début était assez difficile, il fallait que je m'habitue à la télécommande car ce principe pour faire bouger les machines était tout nouveau pour moi. Je découvris donc la façon d'avancer, mais aussi la façon de faire pivoter le lanceur à billes. Je pris l'initiative de tirer la première. Mon coup parti et toucha une patte, la cassant sur le coup. Je comprend maintenant pourquoi elles étaient faites aussi petite. Le nain poussa un grognement à côté de moi et bougea le lanceur de bille en direction de mon araignée. Manque de chance, la bille qui partie heurta le corps de ma machine, ne provoquant rien. Dayle regarda le nain avec une certaine expression de déprime et en lui disant qu'il fallait viser les pattes. La course continuait, les billes partaient, les pattes se cassaient. Ils nous restaient maintenant à chacun une bille dans notre réservoir, cependant, j'avais trois pattes et lui deux. Mais j'avais fait l'erreur de lui laisser une patte de chaque côtés, lui permettant de continuer d'avancer. Je visais rapidement et appuyais sur la touche de tire, nos billes partaient en même temps. Par une chance extrême, sa bille rebondit sur le sol à quelques millimètres de ma patte, tendis que la mienne vint fracasser sa dernière chance d'arriver au bout de cette course. Le nain était entrain de se lamenter à côté de moi, tendis que Dayle s'avançait pour me féliciter. Mon corps ne pouvant exprimer ma joie, mon esprit était déjà entrain de fêter cette première victoire dans le vaste monde de l'ingénierie.
Dayle me remis en récompense une clé multifonctions faisant tourne-vis cruciforme et plat, mais aussi comportant différentes tailles de clés. Ce petit objet était, dit-il, l'outil rêvé de l'ingénieur.
Ne voulant peut-être pas que nous restions sans rien faire avant le prochain cours, il nous donna un exercice assez complexe. Nous avions les pièces, mais nous devions faire le plan ainsi que l'assemblage de cette nouvelle araignée mécanique. Cette fois-ci il n'y avait pas de lance billes. Je sortie de la salle, mon seau rempli des pièces constituant mon devoir, ma clé multifonctions, et une page faisant un résumé de la journée d'aujourd'hui. J'appelai Eltra, la montai, et partie en direction de la taverne où j'allais commencer mon devoir. J'avais peut-être une semaine devant moi, mais je voulais à tout pris ne pas oublier tout ce que je venais d'apprendre.

Assise à ma table dans l'ombre à l'auberge, je faisais mon dessin technique dans une certaine tranquillité. Des paroles de musique revenaient dans ma tête, c'était le genre de musique que l'ont chantaient aux enfants avant de s'endormir, mais celle-ci cachait derrière des paroles douces des atrocités de guerres. Machinalement, je commençais à la chanter dans ma langue natale dans un son bas comme un murmure. Les phrases étaient douces et lyriques, c'était de la véritable poésie, belles à entendre malgré la barbarie du sens qu'elles cachaient. J'accentuais par reflex certains moments, une sorte de refrain, puis baissais à nouveau le ton une fois les vers finis. Je terminais par la suite cette mélodie sur une note qui durait au moins deux mesures sur une partition musicale.

- Qu'elle est cette chanson ?

Celui qui avait posé cette question était un elfe de sang portant le tabard du Métal Hurlant. Il devait surement se réveiller.

- C'est un chant parlant d'une vie entière d'espoir pendant une guerre sanglante, répondis-je. Le dernier mot de ce chant en langage Draeneï est d'ailleurs le mot " Espoir ".

Il se leva sans ajouter un mot, regarda le plan par dessus mon épaule, posa son doigt à un endroit montrant une liaison glissière et me dit qu'il y avait une erreur. Il avait effectivement raison, ce n'était pas une glissière mais un pivot glissant, sinon le mouvement de mon araignée aurait été impossible. Il parti ensuite en me lançant un simple sourire. Je me remise dans mon plan, je devais à tout prix finir le dessin technique avant ce soir.

Les heures passèrent, je finissais tout juste les schémas électrique quand l'aubergiste vint me demander d'aller me coucher et d'éteindre ma bougie. Je mise toutes mes affaires dans le seau, et partie m'assoir sur mon lit, la tête posée contre le mur de derrière, non pas par fatigue mais par habitude. Je fermai les yeux, me concentrant sur la chose invisible qui m'entourait, mon aura de givre. Je la ressentais tourner lentement autour de moi dans un mouvement continu et perpétuel. Il fallait maintenant que je ressente l'endroit par où cette aura sortait.
J'observais les mouvements, essayant de sentir chaque vagues de givre frôler délicatement mon corps. Il fallait que je trouve l'endroit où le givre se faisait le plus ressentir afin d'utiliser cette faille microscopique formée. Toutes ces hypothèses me menaient à des recherches inutiles... J'étais trop naïve de penser que cette aura pouvait passer à un quelconque endroit de mon corps, j'étais décidément trop sotte pour penser qu'une aura comme ça puisse être matérielle... C'était de la magie, il n'y avait pas d'entrées, pas de sorties... C'est cette magie que l'on utilise pour former les choses de matérielles, ce n'est que notre puissance, nos ressources... La concentration et l'envie étaient les deux seuls aspects sur lesquels il fallait que je me base pour contrôler ce flux de puissance magique.
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[Tome II] Neldarei, la vie d'une morte.
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